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Campagne discriminatoire des Sleeping Giants, le SPEM condamne, les Sleeping Giants répondent


Presse Édition 08/01/2020
Le Syndicat des Editeurs de la Presse Magazine (SEPM)
condamne la campagne discriminatoire des Sleeping Giants à l’encontre de valeurs actuelles. Ces derniers répondent. Le SEPM dénonce fermement la campagne diffamatoire et discriminatoire menée par un groupe dénommé Sleeping Giants à l'encontre de son adhérent Valeurs Actuelles, visant à assécher les ressources financières du magazine en exerçant des pressions sur ses annonceurs.

Le SEPM rappelle que Valeurs Actuelles a le statut de presse «d'Information Politique et Générale» (IPG) accordé par l’État, afin d’assurer l’existence d’une offre de presse pluraliste, seule garante du caractère démocratique du débat public. L'existence du magazine Valeurs Actuelles, aux côtés de l'ensemble des autres titres de presse d'opinion participe de cet indispensable pluralisme, objectif reconnu de valeur constitutionnelle.

Le SEPM déplore qu’il soit ainsi permis à un groupuscule anonyme de décider si tel ou tel média a le droit, ou non de se financer. Le Syndicat des Editeurs de la presse Magazine rappelle que le Code pénal réprime l'entrave à l’activité économique à raison d’une discrimination résultant de l’expression d’opinions politiques. Il soutiendra donc, y compris devant les tribunaux, son adhérent et plus largement tout titre de presse mis en danger par ces méthodes inacceptables.

 

Réponse des Sleeping Giants

Les Sleeping Giants France Collectif citoyen de lutte contre le financement du discours de haine
 
Des accusations graves sont régulièrement portées contre l’éthique de notre mouvement, et véhiculent de nombreuses contre-vérités quant à la nature et l'objectif de notre action. Voici notre communiqué de presse :

Les régies publicitaires sur Internet mettent en relation les annonceurs, qui désirent diffuser leurs publicités, et les éditeurs, qui sont les sites Web proposant un espace pour les y afficher.

Ces régies publicitaires fournissent des “listes noires” regroupant les sites à contenu adulte et jeux de hasard. Elles offrent en outre la possibilité aux annonceurs de veiller à leur “brand safety” en constituant leur liste noire personalisée. Bien avant le début de notre action, les annonceurs publicitaires ont déjà commencé à constituer leur liste personnalisée de sites sur lesquels ils ne désirent pas que leurs publicités soient vues.

Beaucoup ont ainsi déjà éliminé de leur réseau d'affichage des sites extrémistes, orientés, trop fortement politisés, et plus généralement ceux dont le contenu ne correspond pas aux principes moraux que la marque désire promouvoir ou la cible démographique qu'elle vise.
Mais le nombre de sites dans le réseau est tellement vaste (plusieurs millions) que les annonceurs ne peuvent pas être au courant de tous ceux sur lesquels est diffusée leur publicité.

Notre action consiste seulement à les avertir du fait qu'elle apparaît sur un site donné, en donnant notre opinion sur celui-ci. L’annonceur est alors libre d’ajouter le site à sa liste noire ou de ne pas le faire. Nous ne proférons aucune menace, nous ne harcelons pas, et nous ne prenons aucune mesure de rétorsion à l’encontre de ceux qui ne suivent pas notre avis. Nous ne publions pas de liste ou de “mur” citant les marques ne partageant pas notre point de vue.

Nous n'empêchons donc en aucune manière un site de se financer, soit par d'autres moyens à sa convenance, soit en touchant uniquement les revenus publicitaires provenant d'enseignes informées et consentantes.