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Avis d'Experte : Les Prix Littéraires : un mécénat valorisant et porteur par Floryse Grimaud, dirigeante de l'agence Conseil Edition Communication

Avis d'Experte : Les Prix Littéraires : un mécénat valorisant et porteur par Floryse Grimaud, dirigeante de l'agence Conseil Edition Communication

presseedition.fr 03/03/2021
La France est le pays des Prix Littéraires. Nationaux, locaux, publics, privés, thématiques, associatifs, professionnels …ils sont les relais indispensables de la vie littéraire et culturelle. Ils animent et rythment les saisons éditoriales et mettent en lumières des titres, des auteurs et des maisons d’édition dans toutes leurs diversités.

Certains sont créés à la demande d’entreprises, de marques, d’enseignes, de banques …dont ils portent le nom. Ces dernières font ainsi le choix de s’investir dans le livre et la littérature. Et la crise que nous traversons n’a fait qu’amplifier les liens uniques que nous entretenons avec le Livre.

 

Alors, en quoi ce mécénat est-il valorisant et porteur? et qu’est-ce qui fait la réussite d’un Prix Littéraire?


5 questions à Floryse Grimaud :

Quand une entreprise souhaite créer un Prix Littéraire, quelle est sa principale motivation ?
J’ai toujours constaté que l’idée part d’abord de la volonté et de l’intérêt d’une personne. Bien évidemment une personne qui a un poste décisionnaire ou d’influence au sein de l’entreprise. Il s’agit souvent d’un goût personnel pour la lecture, d’une histoire familiale  - un père ou un grand-père libraire par exemple, du souvenir d’un professeur de Français ou au contraire l’absence de livres à la maison dans la jeunesse- en tout cas, c’est toujours lié à des livres forts lus dans l’enfance et au regret de ne pas avoir plus de temps à y consacrer aujourd’hui. Il y a aussi le sentiment, que les français dans leur grande majorité partagent : le livre n’est pas un produit comme un autre. Il est investi d’un pouvoir, d’une mission presque «sacrés» et ce qu’il représente est irremplaçable et exceptionnel.
Après, un dirigeant qui engage son entreprise sur la création et le mécénat d’un Prix littéraire, mesure, évalue objectivement ce qu’un tel événement apporte à l’entreprise, à la marque qu’il dirige, à sa stature personnelle. D’abord en termes de communication vis à vis de ses clients, de ses fournisseurs, mais aussi en termes de communication interne, vis à vis de son personnel et de tous ses employés. Enfin, un Prix littéraire apporte  tout un réseau auprès d’instances culturelles et de collectivités locales dont l’influence est souvent économiquement et politiquement stratégique. Pour l’entreprise, cette plus-value culturelle s’avère souvent un investissement payant.

Un chef d’entreprise qui souhaite investir dans du mécénat a pourtant d’autres choix possibles…
Oui, mais le  livre est certainement la valeur la mieux partagée. La plus accessible par notre formidable réseau de libraires et aussi par le remarquable travail que font les Médiathèques. Le livre est fédérateur et intergénérationnel ! Et la crise sanitaire que nous traversons nous le prouve encore tous les jours. Les résultats des différents sondages sur la lecture pendant les confinements sont impressionnants. On a lu et on lit de plus en plus, y compris les jeunes ! Tous les parents souhaitent que leurs enfants lisent …il en va de leur réussite, de celle de leurs études. Et combien de nos compatriotes écrivent et souhaitent être publiés? C’est la raison pour laquelle,  l’écrivain, pour peu qu’il soit connu et un peu médiatisé,  bénéficie d’une incroyable estime. La curiosité à son égard est énorme. On le presse de questions, sur son inspiration, sa façon d’écrire. Le mystère de l’écriture et de la création littéraire reste fascinant. Quand, une marque associe son nom à un Prix Littéraire, c’est tout cet univers qu’elle s’approprie.

Par quoi faut-il commencer?
Par bien écouter le mécène. Par bien étudier ce que sont les valeurs de l’entreprise, sa communication, le cœur, la base de son positionnement pour être en mesure de proposer un Prix totalement adapté. Auquel personnel, clients, pourront adhérer et s’identifier. La composition du Jury est ensuite LA véritable alchimie. La qualité d’un Prix Littéraire vaut par la qualité et la pertinence des personnalités qui vont le décerner. Là, c’est l’expérience et la confiance qui jouent.

Comment se passent les sélections?
Quand le Prix est défini, la date fixée, commence effectivement la sélection des livres qui peuvent y concourir. Ceci repose sur la collaboration des Maisons d’édition. Encore une fois cela ne peut se faire qu’avec l’expérience, et la confiance. C’est ainsi que de lectures en lectures on aboutit à des sélections successives puis à la dernière sélection. Ceci prend du temps et cette dernière liste est établie avec beaucoup de soin et moult échanges entre les membres du Jury. Parmi ces titres restants se trouve le/la lauréat(e)!  Nous sommes là au cœur d’un savoir-faire au service du développement et de l’image d’une entreprise. Pour ne donner que deux exemples, en 2000, le premier Prix Marcel Pagnol a été attribué à Philippe Claudel pour Quelques-uns des cent regrets (Éditions Balland) et le premier Grand Prix Palatine du Roman historique est allé à Jean Teulé pour «Le Montespan» (Julliard)…C’était parti, le ton était donné et la notoriété des Prix bien lancée.

Quel rôle joue la Communication?
La Communication, relations publiques, relations presse, communication interne, sont primordiales. Il faut sensibiliser toutes les cibles et les entrainer. Pour certains Prix, nous avons des clients et/ou des employés qui suivent les sélections, donnent leurs avis, informent l’entreprise de leurs lectures  via le site Internet … Des liens se créent ainsi entre l’entreprise et ses partenaires, avec les membres du jury, les écrivains, les lauréats. Ces derniers viennent dédicacer leurs livres aux collaborateurs dans l’entreprise, participent à des séminaires commerciaux. Et la soirée de remise du Prix est une soirée brillante qui permet de mêler des mondes souvent très cloisonnés, celui du «business», de l’économie, à celui de l’édition, de la presse, de la culture. Quelle que soit l’importance d’un client, d’un «VIP», d’un «grand compte» , j’ai toujours constaté qu’il est curieux et heureux d’avoir ainsi la possibilité d’échanger avec un écrivain, un éditeur, un Académicien français…parce qu’il n’en a pas l’occasion.

Un Prix littéraire est donc un événement prestigieux qui place le mécène au cœur d’un réseau. J’ajouterai enfin que les retombées obtenues en termes de notoriété et de relationnel sont importantes pour un investissement somme toute très raisonnable.

 


* Floryse Grimaud dirige l’Agence Conseil Édition Communication spécialisée dans l’événementiel culturel à destination des entreprises et des villes. Sa vocation est de créer des  manifestations telles que : Prix Littéraires, festivals, salons du livre, rencontres, débats…Ses points forts : des événements sur mesure et clefs en main et le montage de partenariats public/privé.
Floryse Grimaud a créé : Le Prix Marcel Pagnol/Le  Fouquet’s Paris (en 20O0) ;
Le Grand Prix Palatine du Roman historique/ Musée Carnavalet (en 2008) ; Le Prix Hauserman /Métropoles- Musée de l’Orangerie (en 2010 ) ; Le Prix Patrimoines/BPE – Hôtel de Choiseul Praslin de la Banque Postale(en 2016).
floryse.grimaud@wanadoo.fr /06 83 31 10 30





La France est le pays des Prix Littéraires. Nationaux, locaux, publics, privés, thématiques, associatifs, professionnels …ils sont les relais indispensables de la vie littéraire et culturelle. Ils animent et rythment les saisons éditoriales et mettent en lumières des titres, des auteurs et des maisons d’édition dans toutes leurs diversités.
Certains sont créés à la demande d’entreprises, de marques, d’enseignes, de banques …dont ils portent le nom. Ces dernières font ainsi le choix de s’investir dans le livre et la littérature. Et la crise que nous traversons n’a fait qu’amplifier les liens uniques que nous entretenons avec le Livre.
Alors, en quoi ce mécénat est-il valorisant et porteur ? et qu’est-ce qui fait la réussite d’un Prix Littéraire ?
5 questions à Floryse Grimaud :

Quand une entreprise souhaite créer un Prix Littéraire, quelle est sa principale motivation ?
J’ai toujours constaté que l’idée part d’abord de la volonté et de l’intérêt d’une personne. Bien évidemment une personne qui a un poste décisionnaire ou d’influence au sein de l’entreprise. Il s’agit souvent d’un goût personnel pour la lecture, d’une histoire familiale  - un père ou un grand-père libraire par exemple, du souvenir d’un professeur de Français ou au contraire l’absence de livres à la maison dans la jeunesse- en tout cas, c’est toujours lié à des livres forts lus dans l’enfance et au regret de ne pas avoir plus de temps à y consacrer aujourd’hui. Il y a aussi le sentiment, que les français dans leur grande majorité partagent : le livre n’est pas un produit comme un autre. Il est investi d’un pouvoir, d’une mission presque « sacrés » et ce qu’il représente est irremplaçable et exceptionnel.
Après, un dirigeant qui engage son entreprise sur la création et le mécénat d’un Prix littéraire, mesure, évalue objectivement ce qu’un tel événement apporte à l’entreprise, à la marque qu’il dirige, à sa stature personnelle. D’abord en termes de communication vis à vis de ses clients, de ses fournisseurs, mais aussi en termes de communication interne, vis à vis de son personnel et de tous ses employés. Enfin, un Prix littéraire apporte  tout un réseau auprès d’instances culturelles et de collectivités locales dont l’influence est souvent économiquement et politiquement stratégique. Pour l’entreprise, cette plus-value culturelle s’avère souvent un investissement payant.

Un chef d’entreprise qui souhaite investir dans du mécénat a pourtant d’autres choix possibles…
Oui, mais le  livre est certainement la valeur la mieux partagée. La plus accessible par notre formidable réseau de libraires et aussi par le remarquable travail que font les Médiathèques. Le livre est fédérateur et intergénérationnel ! Et la crise sanitaire que nous traversons nous le prouve encore tous les jours. Les résultats des différents sondages sur la lecture pendant les confinements sont impressionnants. On a lu et on lit de plus en plus, y compris les jeunes ! Tous les parents souhaitent que leurs enfants lisent …il en va de leur réussite, de celle de leurs études. Et combien de nos compatriotes écrivent et souhaitent être publiés ? C’est la raison pour laquelle,  l’écrivain, pour peu qu’il soit connu et un peu médiatisé,  bénéficie d’une incroyable estime. La curiosité à son égard est énorme. On le presse de questions, sur son inspiration, sa façon d’écrire. Le mystère de l’écriture et de la création littéraire reste fascinant.
Quand, une marque associe son nom à un Prix Littéraire, c’est tout cet univers qu’elle s’approprie.

Par quoi faut-il commencer ?
Par bien écouter le mécène. Par bien étudier ce que sont les valeurs de l’entreprise, sa communication, le cœur, la base de son positionnement pour être en mesure de proposer un Prix totalement adapté. Auquel personnel, clients, pourront adhérer et s’identifier. La composition du Jury est ensuite LA véritable alchimie. La qualité d’un Prix Littéraire vaut par la qualité et la pertinence des personnalités qui vont le décerner. Là, c’est l’expérience et la confiance qui jouent.

Comment se passent les sélections ?
Quand le Prix est défini, la date fixée, commence effectivement la sélection des livres qui peuvent y concourir. Ceci repose sur la collaboration des Maisons d’édition. Encore une fois cela ne peut se faire qu’avec l’expérience, et la confiance. C’est ainsi que de lectures en lectures on aboutit à des sélections successives puis à la dernière sélection. Ceci prend du temps et cette dernière liste est établie avec beaucoup de soin et moult échanges entre les membres du Jury. Parmi ces titres restants se trouve le/la lauréat(e) !
Nous sommes là au cœur d’un savoir-faire au service du développement et de l’image d’une entreprise. Pour ne donner que deux exemples, en 2000, le premier Prix Marcel Pagnol a été attribué à Philippe Claudel pour Quelques-uns des cent regrets (Éditions Balland) et le premier Grand Prix Palatine du Roman historique est allé à Jean Teulé pour « Le Montespan » (Julliard)…C’était parti, le ton était donné et la notoriété des Prix bien lancée.

Quel rôle joue la Communication ?
La Communication, relations publiques, relations presse, communication interne, sont primordiales. Il faut sensibiliser toutes les cibles et les entrainer. Pour certains Prix, nous avons des clients et/ou des employés qui suivent les sélections, donnent leurs avis, informent l’entreprise de leurs lectures  via le site Internet … Des liens se créent ainsi entre l’entreprise et ses partenaires, avec les membres du jury, les écrivains, les lauréats. Ces derniers viennent dédicacer leurs livres aux collaborateurs dans l’entreprise, participent à des séminaires commerciaux.
Et la soirée de remise du Prix est une soirée brillante qui permet de mêler des mondes souvent très cloisonnés, celui du « business », de l’économie, à celui de l’édition, de la presse, de la culture. Quelle que soit l’importance d’un client, d’un « VIP », d’un « grand compte » , j’ai toujours constaté qu’il est curieux et heureux d’avoir ainsi la possibilité d’échanger avec un écrivain, un éditeur, un Académicien français…parce qu’il n’en a pas l’occasion.

Un Prix littéraire est donc un événement prestigieux qui place le mécène au cœur d’un réseau. J’ajouterai enfin que les retombées obtenues en termes de notoriété et de relationnel sont importantes pour un investissement somme toute très raisonnable.


* Floryse Grimaud dirige l’Agence Conseil Édition Communication spécialisée dans l’événementiel culturel à destination des entreprises et des villes. Sa vocation est de créer des  manifestations telles que : Prix Littéraires, festivals, salons du livre, rencontres, débats…Ses points forts : des événements sur mesure et clefs en main et le montage de partenariats public/privé.
Floryse Grimaud a créé : Le Prix Marcel Pagnol/Le  Fouquet’s Paris (en 20O0) ;
Le Grand Prix Palatine du Roman historique/ Musée Carnavalet (en 2008) ; Le Prix Hauserman /Métropoles- Musée de l’Orangerie (en 2010 ) ; Le Prix Patrimoines/BPE – Hôtel de Choiseul Praslin de la Banque Postale(en 2016).
floryse.grimaud@wanadoo.fr /06 83 31 10 30