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Entretien avec Marc Drillech directeur général de IONIS Education Group

Entretien avec Marc Drillech directeur général de IONIS Education Group

Presse Edition 13/02/2019
En novembre 2018, vous avez publié, La double compétence, l’antidote à l’obsolescence professionnelle, paru aux éditions Fyp, sous la direction de Cécile Frankart et Valérie Pham-Tong.
Pourquoi avoir édité en tel ouvrage?

Marc Drillech : Au cours de ces  dernières années, nous avons réalisé un certain nombre d’ouvrages pour certaines de nos écoles. Big, fast & open data. Décrire, décrypter et prédire le monde : L'avènement des données pour EPITA, notre école d’ingénieurs. Biotechnologies. Les promesses du vivant pour Sup biotech. Brand Success : 50 réussites exceptionnelles du marketing et de la communication pour l’ISEG, notre école de communication et markeging. La double compétence, l’antidote à l’obsolescence professionnelle, est né de la volonté  de la direction de Ionis School of technology and management de faire le point sur la double compétence, une notion, qui semble aller de soi, mais qui est en réalité plus complexe qu’on ne le pense. Nous avons lancé ce travail d’édition en partenariat avec notre partenaire historique, Fyp Editions.


Parlons communication, qui est votre domaine de prédilection. Par exemple paragraphe 1, page 151 de La double compétence, l’antidote à l’obsolescence professionnelle :  agence l’impossible transversalité dans la com. Vous y dressez un bilan sans concession sur le monde des agences de communication!
Marc Drillech :  J’ai passé un peu plus de 20 ans dans le monde des agences, pour lequel j’ai énormément d’admiration, de sympathie et de proximité, et que je continue de cotoyer. Je pense qu’aujourd’hui, l’affaiblissement notable, presque indiscutable des agences n’est pas seulement  dû au monde extérieur. On pouvait penser qu’au fond “nous étions bons, et que c’était le monde extérieur qui était mauvais”.
Les agences aujourd’hui son effectivement attaquées, non plus par d’ex-collaborateurs d’agences, mais aussi par des indépendants qui sont d’authentiques professionnels et par toute une génération de jeunes qui n’ont pas envie d’entrer dans les agences et qui conçoivent tout à fait leur travail en freelance. Mais elles sont également concurrencées par  de nombreux cabinets d’audit et de conseil.  En dehors d’un certain nombre de questions historiques liées à la rémunération, qu’est-ce qui fait que les agences ont aujourd’hui perdu cette  domination du marché? Si  selon l’adage, le savoir, c’est le pouvoir , alors pourquoi les agences aujourd’hui  ne représentent plus le  pouvoir?


Votre analyse?

Marc Drillech : Je me suis aperçu que ce qui est  l’obsession des prestataires freelances c’est d’être tous les jours  à la hauteur du marché. Donc s’ils ne se forment pas, ils meurent! Ce qui est au coeur de la dynamique des grands cabinets de conseils, mais depuis, 30, 40 voire 50 ans, c’est la formation permanente. Parcequ’ils sont dépendants des transformations juridiques et économiques. Si vous n’améliorez pas votre niveau de compétence, vous êtes fichu! J’ai réfléchi a ce qu’était la réalité du monde des agences? Et bien la réalité c’est que au mieux, la formation sert à rattraper les retards. Elle sert plus  à former ceux qui ont un contact faible avec les annonceurs que ceux qui ont un contact fort. Et globalement, nous sommes dans l’utilitaire, le court terme et non pas dans cette révolution culturelle qui doit faire de la formation quelque chose de central. Cette idée qui est que c’est toujours en s’améliorant que nous serons plus efficaces et que notre rôle sera plus déterminant pour les entreprises.


Vous évoquez un transfert de connaissance vers l’annonceur

Marc Drillech : Il fut une époque dans l’histoire de la communication où l’annonceur était très redevable vis-à-vis des agences qui disposaient d’une vision, d’un savoir, d’une culture. Qui sortaient aussi de la culture traditionnelle de l’annonceur . On se moquait dans certains films du  Monsieur Danone qui passait son temps à manger et était obsédé par les yaourts. Aujourd’hui, le client a une vision transversale. Il est entouré d’un tas de gens qui le conseillent. Il s’est ouvert à d’autres domaines et une bonne moitié des responsables communication on travaillé pendant de nombreuses années dans les agences. Le mur de Berlin est tombé! Tout ça fait qu’aujourd’hui nous sommes dans une période où les agences ont pris du retard.


Qu’attentent des agences les annonceurs?
Marc Drillech : Il existe deux manières de répondre. La première c’est qu’au fond ce qu’attend l’annonceur d’une agence, c’est de faire le mieux par rapport à la demande. Mais un annonceur  ne passe jamais à côté d’une bonne occasion. Cela veut dire que les agences ne doivent non plus être simplement des sources de bonne communication, mais des sources de bonnes innovations., des sources d’idées. Pas simplement des idées créatives publicitaires, mais des idées liées au business, à la marque, à l’entreprise, à la responsabilité. Et tout cela vous ne pouvez pas le faire si vous n’êtes pas au coeur du monde d’aujourd’hui. Si vous n’êtes pas ouvert et formé à tout cela. Si au fond, la seule chose que vous attendez de votre client, c’est qu’il vous briefe pour faire un spot de 30 secondes, vous savez que vous allez être complétement largué ! Et si vous voulez vous la jouer moderne, et attendre qu’il vous fasse faire des campagnes sur internet. Aucun problème, vous allez en réaliser un tas, mais votre rentabilité va s’effondrer. Pourquoi? Parce que ce qu’il attend c’est autre chose. Des accélérateurs d’image, de business, d’innovations. Tout ce qui va permettre de modifier et améliorer à la fois la perception, la réputation, la capacité à capter des audiences et tout cela c’est parfaitement le rôle d’une agence. Ca n’est pas la mission historique des agences, mais elles peuvent parfaitement s’adapter.


Quelles solutions propose le groupe ionis en terme de double compétence et à quels publics vous adressez-vous?
Marc Drillech : Je dirai la multicompétences qui commence par la capacité à s’intéresser à autre chose qu’on étudie dans une école particulière. Et ça devrait être le cas dans toutes les écoles. Que fait le groupe Ionis en la matière ? Nous avons des campus partout  où nous avons des écoles différentes. A Paris, par exemple, où nous avons une école de l’internet, une école de création, une école de marketing, etc... Nous avons dans toutes des campus dans toutes les  villes de France où nous sommes présents avec ISG notre école de commerce, Epitech, notre école de technologie ou une école d’ingénieur.  Nos objectifs :
Favoriser les contacts entre étudiants, qui eux n’ont pas besoin de nous pour se connaître, se comprendre.
Favoriser des enseignements en commun, comme des projets, des workshops. Exemple, chaque année au mois de juillet, nous proposons aux étudiants de notre école de commerce, l’ISEG, de passer un mois sur le campus d’Epitech afin de se familiariser aux codes. Nous proposons chaque année aux élèves de l’ISEG un workshop pour apprendre la vidéo puisque la vidéo est un nouveau language pour les jeunes, sauf qu’au lieu de prendre n’importe quel professeur, c’est l’école E’Artsup qui se charge de cet enseignement. Tous les mois de février ou mai, nous rassemblons 1000 étudiants dans 7 villes de France, 1/3 d’étudiants de E’Artsup création, 1/3 d l’ISEG, marketing et communication, 1/3 d’étudiants d’Epitech, technologie qui travaillent ensembles en groupes de 10 sur un projet proposé par une entreprise. L’an dernier c’était Sony Musique. Les résultats sont formidables, ce sont les entreprises qui le disent . Nous tablons beaucoup sur les projets en commun et de favorisons cette dynamique parceque nous savons que c’est essentiel aujourd’hui.


Ouvrez-vous ces cursus à des étudiants extérieurs au groupe?
Marc Drillech : Ionis school of Technology & Management est ouvert aux étudiants, bac +2, bac+3 et qui ont déjà fait une première partie de cursus et leur permet d’avoir une compétence complémentaire . Si pendant trois ans vous avez fait de la bio et qu’aujourd’hui tout le monde dit le futur s’appelle la biotech, mais dans biotoech,  il y a bio et tech. Si vous avez étudié la bio, alors pendant deux ans vous allez faire de la tech et vous aurez acquis une véritable maîtrise de la biotech.  Lorqu’aujourd’hui vous voulez créer une start up-beaucoup de jeunes sont issus d’écoles de commerce ou de communication- sauf que dans toutes ces  start-up,  il y a une grande part de technologique et si vous n’avez pas la  maîtrise de cette technologie, vous êtes à la merci ou d’un génie qui deviendra en réalité le boss et le maître du jeu ou d’un mauvais technicien qui va couler votre boîte. Donc vous avez fait deux ou  trois ans de e-commerce, et vous allez renforcer ces compétences commerciales business/marketing par des compétences technologiques. Nous accuillons aujourd’hui entre 300/500 étudiants dans cette école qui ne fait que se développer.

 

Marc Drillech est directeur général de IONIS Education Group.
Il débute sa carrière dans la publicité en 1980 après une licence de sociologie à l’université de Lille et un diplôme de Sciences Po Paris. Il passera ensuite plus de 15 ans  au sein du Groupe Publicis, qu’il quitte en 2006 alors qu’il en est le vice-président.
Il fut notamment vice-président de l’AACC (Association Agences/Conseils en Communication), administrateur de l’IREP (Institut de Recherches et Etudes Publicitaires) et enseignant en stratégie globale à l'université Panthéon Assas Paris 2.
Il publié chez fyp Editions: Le Boycott (1999,  L'adieu au calme (2004),  Le Boycott, histoire, actualité et perspectives en 2011, Brand Success, ouvrage collectif sous sa direction.



A propos de :
La double compétence, l’antidote à l’obsolescence professionnelle
paru aux éditions fyp.
Cet ouvrage a été pensé pour permettre à chacun de comprendre l'évolution des besoins de l'entreprise en termes de compétences, d'adaptabilité au changement et de capacité de formation pour répondre à l’exigence de transversalité qui s’impose aujourd’hui.

Les contributeurs de La double compétence, l’antidote à l’obsolescence professionnelle

Joël de Rosnay, Biotics International, Universcience ; Cécile Frankart, Ionis-STM ; Valérie Pham-Trong, Ionis-STM ; David Layani, Onepoint ; Bertrand Bailly, Davidson Consulting ; Laure Lucchesi, Etalab ; Catherine Ladousse, Cercle InterElles, Lenovo ; Caroline Dalqué-Marty, Deloitte ; Christian Dedieu, Safran Electronics & Defense : Pierre Auberger, Groupe Bouygues ; Guy Vallancien, Académie nationale de médecine, Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, Convention on Health Analysis and Management ; Fred Courant, C’est pas sorcier, L’Esprit sorcier ; Arthur Quérou, Keymantics ; Marc Drillech, IONIS Education Group ; Jérôme Coutant, Société du Grand Paris ; Carlos Moreno, professeur des universités ; Fabrice Bardèche, IONIS Education Group.

 
À propos du Groupe IONIS
Créé en 1980 par Marc Sellam, IONIS Education Group est aujourd'hui le premier groupe de l'enseignement supérieur privé en France. 25 écoles et entités rassemblent dans 18 villes en France et à l'International plus de 28.500 étudiants en commerce, marketing, communication, gestion, finance, informatique, numérique, aéronautique, énergie, transport, biotechnologie et création... Le Groupe IONIS s'est donné pour vocation de former la Nouvelle Intelligence des Entreprises d'aujourd'hui et de demain. En 2017, le Groupe IONIS a élargi ses frontières avec la création de campus urbains interdisciplinaires dans des métropoles étrangères (Barcelone, Berlin, Bruxelles, Genève et bientôt New York). Ouverture à l'International, grande sensibilité à l'innovation et à l'esprit d'entreprendre, véritable culture de l'adaptabilité et du changement, telles sont les principales valeurs enseignées aux futurs diplômés des écoles du Groupe. Ils deviendront ainsi des acteurs-clés de l'économie de demain, rejoignant nos réseaux d'Anciens qui, ensemble, représentent 75.000 membres.
 
Les principales entités de IONIS Education Group : ISG, ISEG, Moda Domani Institute, ISTH, ICS Bégué, ISEFAC, XP, EPITA, ESME Sudria, IPSA, Sup’Biotech,
Epitech, Web@cadémie, e-artsup, Ionis-STM, SUP’Internet, ETNA, Coding Academy, IONISx, IONIS 361, SECURESPHERE.
www.ionis-group.com
 
Dirigeants :
Marc Sellam, fondateur et président-directeur général
Fabrice Bardèche, vice-président exécutif
Marc Drillech, directeur général
 

 


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