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Etude Kurt Salmon : Comment diffuseurs et institutions culturelles doivent-ils se réformer à l’ère du numérique ?


Presse Edition 14/01/2014

Dans le cadre de la thématique 2014 du Forum d’Avignon e-Culture : le temps de la réforme, le cabinet Kurt Salmon a réalisé une étude Comment diffuseurs et institutions culturelles doivent-ils se réformer à l’ère du numérique ? destinée à apporter un éclairage sur les tendances et les usages numériques dans les pratiques culturelles. S’appuyant sur une enquête consommateur internationale menée en avril 2014, auprès de 4 000 personnes en France, Grande-Bretagne, Etats-Unis et Chine urbaine, elle dessine le portrait d’un e-consommateur de culture dont l’expérience culturelle a profondément évolué grâce au numérique. Réalisée pour le Forum d’Avignon, l’étude était présentée, le 9 décembre 2014, à l’occasion de la conférence-débat organisée à La Cité de la Mode et du Design.
 
La culture se «consomme» désormais autrement et adopte les codes du e-commerce

Plus accessible, plus abondante, disponible instantanément et devenue mobile, la culture se «consomme» autrement, et pour longtemps. Depuis deux décennies, les innovations numériques (e-commerce, réseaux sociaux, crowd-sourcing) ont fait émerger de nouveaux modèles de consommation culturelle. Spectacles, télévision, musique, ou musées, l’ensemble de l’offre est concernée car les consommateurs adaptent désormais massivement ces usages.
Pour preuve, certains standards hérités du e-commerce sont désormais largement plébiscités :
65% des sondés souhaitent accéder à des contenus en ligne en complément de leur expérience culturelle,
83% s’attendent à disposer d’avantages pratiques au moment de «consommer» la culture (dématérialisation de leur acte d’achat, prix préférentiels),
66% jugent utiles et/ou appréciables les avis d’autres spectateurs, lecteurs ou visiteurs au moment de faire leur choix.

Trop de choix tue le choix ?

Mais, les consommateurs sont parfois « e-perdus » face à ce contexte d’hyper-choix :
39% des sondés considèrent ainsi manquer d’informations sur les lieux de vente
• et 39% ont du mal à identifier les produits susceptibles de leur plaire en ligne.
En proie à tous les paradoxes, les consommateurs attendent donc tout à la fois d’être guidés et libres de leurs choix, récompensés pour leur fidélité, mais avec un respect accru de leurs données personnelles et de leur vie privée.
 
La clé du renouveau de la culture : un makerting assumé et humanisé
La culture est aujourd’hui devenue une offre économiquement élastique. Mais, au-delà de ces mutations profondes, c’est également à un contexte économique et concurrentiel en constante évolution que les grands diffuseurs et institutions culturelles doivent faire face. Aussi, pour aller au-devant de cette évolution, il semble alors essentiel que les entreprises se préparent à :
 
Repenser l’offre et l’expérience proposée à travers un marketing décomplexé, en offrant désormais une expérience globale sur l’ensemble du parcours du public, et en personnalisant la relation avec l’audience.
Reconquérir une position d’acteur culturel légitime et prescripteur à travers la diversification de l’offre, la valorisation des données personnelles récoltées et l’éditorialisation de contenu et le storytelling.
• Intégrer le numérique dans l’organisation en adaptant les fonctionnements internes aux ambitions numériques.
Prendre le temps nécessaire à cette installation et se donner des moyens à la hauteur des ambitions numériques est primordial, puisque selon l’étude 63% des organisations culturelles considèrent que les technologies numériques améliorent grandement leur qualité de travail et les rendent plus efficaces. Alors, d’une amélioration de l’efficacité opérationnelle des organisations, découlera une optimisation des ressources et de nouvelles façons plus collaboratives de travailler.
Devenu marque de fabrique des pure players et incontournable à l’ère du numérique, ce marketing assumé et humanisé, est la clé pour arriver à renouveler les audiences, les fidéliser et continuer à les surprendre. Certes, cela implique la mise en place de démarches « marchandes », mais c’est un domaine que les institutions culturelles doivent investir si elles souhaitent être en phase avec les publics, dont les attentes sont fortement modelées par la culture internet.
 
«Diffuseurs, institutions culturelles et acteurs non-institutionnels ont mesuré depuis longtemps l’importance du numérique dans l’évolution des attentes du public. Avec des ressources sous contraintes voire limitées, certain ont fait preuve de créativité pour s’adapter à ces attentes, et utiliser les outils digitaux comme leviers de croissance pour satisfaire, élargir ou fidéliser leur public. Ce sont les ‘cultural digirati’», Philippe Pestanes, Associé Kurt Salmon
«Les nouvelles formes d’interaction des acteurs culturels avec leurs publics contribuent à transformer en profondeur le rapport et l’accès du public à la culture, pour davantage in fine, de partage et de plaisir. Ce qui reste -et c’est une raison d’espérer- la promesse fondamentale de la culture», Laure Kaltenbach, Directeur général du Forum d’Avignon

 

Etude complète :
 http://www.kurtsalmon.com/fr-fr/telecommedia/vertical-insight/1212/Comment-diffuseurs-et-institution-culturelles-doivent-ils-se-reformer-a-l%27heure-du-numerique