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L’imprimé commercial est indispensable à la préservation de la filière graphique et au dynamisme socio-économique des territoires


Presse Edition 07/10/2020

Support culturel, d’information, commercial ou administratif, le papier graphique revêt de nombreux usages, participe quotidiennement au lien social de plusieurs dizaines de millions de Français et joue un rôle institutionnel important. Une étude réalisée par le cabinet EY et commanditée par Culture Papier sur les retombées socio-économiques de l’écosystème du papier graphique dans l’économie française met en exergue l’impact de l’imprimé publicitaire, ainsi que son apport aux territoires, avec 59.790 emplois et une participation de 2,6 milliards d’euros au PIB.

 

La révolution récente des modes de communication et d’information liée à l’avènement du numérique a engendré une remise en cause de l’imprimé, qui a vu sa consommation par les utilisateurs finaux en France chuter de 4 millions de tonnes en 2007 à 2,8 millions de tonnes en 2017. A cela s’ajoute aussi la remise en cause d’un modèle de consommation dans lequel l’imprimé commercial est perçu, à tort, comme un incitatif à la surconsommation.
Or, ces accusations reflètent une vision qui ne prend en compte ni son empreinte socio-économique, ni son intégration dans l’économie circulaire du papier graphique, alors que son format et son mode de distribution en font l’allié efficace des entreprises pour participer à la relance économique de la France !

 

L’imprimé commercial : un usage bénéfique à l’ensemble de l’écosystème du papier graphique

 

Particulièrement plébiscité par les acteurs de la grande distribution et les enseignes spécialisées qui en font l’un des outils clés de leur communication de proximité, l’imprimé publicitaire participe à la dynamique économique de la France. En effet, il est source de 59.790 emplois et participe à hauteur de 2,6 milliards d’euros au PIB.

 

Toutefois, l’imprimé commercial doit être considéré comme faisant partie intégrante de l’ensemble de la production graphique qui totalise 311.590 emplois. En effet, la plupart des papetiers et des imprimeurs intègrent plusieurs usages du papier graphique à leur éventail de produits, comme par exemple le catalogue et la presse magazine. Cette diversité est source de synergies et de compétitivité puisque les revenus de ces différents produits permettent de mutualiser les frais de personnel et les investissements nécessaires à leur production.

Il apparaît donc clairement qu'une politique publique réductrice contraignante à l’égard de l’imprimé commercial aurait un impact négatif sur l’ensemble de la chaîne de valeur des papiers graphiques.

L’imprimé commercial est de plus en plus remis en cause au profit des campagnes publicitaires digitales. Pourtant, une comparaison réalisée par le cabinet EY entre une campagne de communication papier (imprimé) et une campagne de communication en ligne (emailing) montre que pour 5 millions de personnes touchées, la première génère une création de valeur économique bien supérieure à la seconde, tant en termes de contributions au PIB, de recettes fiscales que d’emplois créés.

 

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«L’étude que nous avons réalisée, et portée par Culture Papier, met en avant les interdépendances qui existent entre les différents usages du papier graphique quand la comparaison entre l’imprimé publicitaire et son alternative numérique révèle l’importance des retombées socio-économiques pour les territoires et le tissu économique français des campagnes papier», explique Olivier Baboulet, Senior Manager, Département Performance et Transformation durable d’ EY, coordinateur de l’étude

Une contribution socio-économique significative au sein des territoires

Le marché de l’imprimé publicitaire est source d’emploi sur la totalité du territoire français. Pour sa distribution en boîte aux lettres, MEDIAPOST et Adrexo emploient à elles deux 28.300 personnes. Cette activité, sans qualification particulière, ouvre les portes à une majorité d’emplois précaires et non délocalisables. Près de 40 000 acteurs locaux, publics comme privés, ont recours – plus que jamais en cette période de relance économique post-confinement – à des services de distribution d’imprimés publicitaires. En tout, 38.000 emplois dépendent d’entreprises pour lesquelles l’imprimé publicitaire représente une part critique du chiffre d’affaires.

Moteur de l’économie circulaire

 

Les propriétés de recyclabilité de l’imprimé commercial lui permettent d’être revendu à des papetiers qui lui donneront une nouvelle vie en le recyclant à un taux de 80%, contre 59% en moyenne pour l’ensemble des papiers graphiques issus de la collecte sélective municipale. Ce processus contribue au financement de l’économie circulaire mise en oeuvre par les collectivités territoriales d’une part, à travers la revente d’imprimés collectés et triés et, d’autre part, via le soutien financier indirect apporté aux collectivités territoriales par les metteurs sur le marché d’imprimés publicitaires. L’imprimé publicitaire a ainsi apporté, par le biais de CITEO, 75 millions d’euros aux collectivités territoriales en 2018!

«Alors que le plan « France Relance» fait le pari de la confiance «pour la refondation économique, sociale et écologique de notre pays», Culture Papier réaffirme que l’écosystème de la filière graphique est engagé et tourné vers l’avenir », affirme Guillaume Le Jeune, Président de Culture Papier. «Toutes les énergies, toutes les valeurs ajoutées sont nécessaires pour relever les défis économiques, sociaux, environnementaux et pour retrouver la confiance de nos

concitoyens!».


(1) ADEME – SEREHO, Actualisation des flux de produits graphiques en France, 2013 et 2017

 

A propos de Culture Papier
Culture Papier, association créée le 6 janvier 2010, a pour vocation de sensibiliser les pouvoirs publics, les décideurs économiques et l’opinion sur le rôle culturel, économique et social du papier et de l’imprimé, d’en promouvoir l’usage responsable et recyclable, ainsi que sa complémentarité́ avec le digital.


Note méthodologique Etude EY

L’objectif de l’étude EY est de mesurer l’empreinte socio-économique de l’écosystème du papier graphique pour déterminer ses externalités directes, indirectes et induites sur les territoires, l’emploi, et les recettes fiscales. Menée par une équipe de consultants experts en études d’impacts, cette étude évalue les retombées socio-économiques en France du papier graphique et de l’imprimé publicitaire. Elle s’appuie, sans s’y limiter, sur : 26 entretiens réalisés auprès d’un panel d’experts sectoriels et de dirigeants de sociétés et d’interprofessions de l’écosystème français du papier graphique. Une étude quantitative (empreinte socio-économique dans l’étude) modélisant les retombées socio-économiques de l’écosystème du papier graphique en s’appuyant sur les données fournies par le panel et des statistiques publiques ; La définition d’indicateurs destinés à rendre compte des services socio-économiques apportés par l’imprimé publicitaire à l’écosystème du papier graphique et aux territoires.