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La réponse des éditeurs a Facebook


Presse Edition 13/11/2019
Les éditeurs de l'Alliance de la Presse d'Information Générale (APIG), du Syndicat des Editeurs de la Presse Magazine (SEPM) et de la Fédération Nationale de la Presse d'information Spécialisée (FNPS), tiennent à dénoncer l’attitude de Facebook qui refuse la mise en œuvre de bonne foi des droits voisins des éditeurs de presse.

Depuis vendredi 27 octobre, Facebook a décidé unilatéralement et sans aucune concertation préalable de modifier les modalités d'affichage des extraits et des photos des articles de presse, lorsque l'information est postée par les internautes. Désormais n’apparaissent plus que le titre et le lien vers l’article.

Malgré les déclarations de ses dirigeants affirmant leur volonté de rémunérer les contenus de presse et d’engager des discussions avec les éditeurs pour mettre en œuvre un nouvel espace dédié aux actualités, force est de constater que Facebook refuse, comme Google, de respecter l'esprit et la lettre de la nouvelle loi sur les droits voisins. Il préfère, sans préavis, dégrader l’affichage des articles de presse plutôt que d’engager des négociations loyales sur la rémunération des droits voisins des éditeurs de presse.

Du fait de sa position dominante, le réseau social se permet, comme Google, d'imposer aux éditeurs de presse et aux journalistes une règle unilatérale au mépris de la loi votée démocratiquement, de la souveraineté nationale et européenne.


Les premières victimes de cette attitude sont les internautes eux-mêmes qui n’ont plus la même visibilité des articles postés sur leur réseau et donc un accès dégradé à l’information de qualité.

A l’heure où les phénomènes de bulle informationnelle sont dénoncés et que les fake news et autres instruments de désinformation prolifèrent sur les réseaux sociaux, cette attitude vis-à-vis des éditeurs de presse constitue une grave atteinte à la démocratie, à la liberté d’informer et de s’informer.

Les éditeurs décideront des suites à donner dans les jours qui viennent.