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SALONS ET ÉVENEMENTS VIRTUELS :
2e partie, Les salons virtuel, mode d’emploi


Presse Edition 09/12/2020
Rappel : En novembre dernier, nous publions la première partie du dossier consacré aux Salons virtuels avec les témoignages de Morgane Paternoster, Experte strtégies et techniques événementielles de Lyyti France, Martin Capdeviole, responsable Communication/Marketing du Salon Global Industrie, Grégoire Cusinberche, directeur de Centre France Evénements, Serge Mercier, directeur du développement de l’Etudiant, Stéphane Scarella, directeur du salon RENT, Tristan Verdier, CEO de Eventmaker

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Dans ce deuxième volet SALONS ET EVENEMENTS VIRTUELS : Les salons virtuel, mode d’emploi. Nous avons choisi de laisser la parole à différents spécialistes du  secteur : Kwami Agbegna, co-fondateur de la start-up les-salons-virtuels.com, Armel Chargé, directeur tecnique réseaux IP et diffusion média de frekences, Stephan Faudeux, DG de Génération Numérique Events, Alain Gargani, DG de AOS, Tristan Verdier, CEO de Eventmaker qui ont accepté d’apporter à nos lecteurs des conseils pratiques pour l’organisation de Salons virtuels.

 

Conseils aux organisateurs et aux exposants de salons virtuel
PAROLES D’EXPERTS

FaudeuxOK.jpg Stephan Faudeux,

DG de Generation Numerique Events

Vous avez  annulé la version physique du Satis qui devait se dérouler en novembre dernier par La Satis TV, la première chaîne événementielle du secteur, qui proposait 5 jours de direct avec la première chaîne événementielle du secteur. Pourquoi avoir choisi cette formule versus un salon 100% digital ou hybride?
Stephan Faudeux : Notre coeur de cible ce sont les professionnels de l’audiovisuel, il nous apparaissait logique de recréer un plateau TV pour les adresser sous forme de conférences. Au total nous avons plus de trente conférences qui seront filmées par une équipe de professionnels. Nous ne faisons aucune concession sur la qualité. Les salons virtuels que j’ai pu suivre jusqu’à présent sont très déceptifs et ont été des échecs en terme de visibilité, de fréquentation et de ROI. Pour notre part nous misons sur l’éditorial avec les conférences, des interviews et nous permettons à nos partenaires de pouvoir se mettre en relation avec les visiteurs virtuels.

Quels sont les avantages de cette Satis TV, en terme de trafic et en terme de revenus?
Stephan Faudeux : Pour le trafic nous verrons le jour J mais comme tous les sujets vidéo vont rester plusieurs mois sur le site, cela va s’amplifier au fur et à mesure. Concernant les revenus, bien évidemment nous sommes très loin du CA du salon, mais grâce au soutien de partenaires publics et privé, d’apport en industrie nous arriverons à proposer une expérience riche en terme de contenu. Nous avons des plateaux d’experts d’une grande densité avec des sujets en phase avec les problématiques actuels.

Comment cette décison a-t-elle été accueillie par les exposant et les professionnels du secteur?
Stephan Faudeux : Il a fallu prendre le temps d’expliquer à nos exposants qu’il s’agissait d’un concept différent d’un salon, et encore plus d’un salon virtuel. Le salon est un média, nous le faisons évoluer vers un autre media; la vidéo. Chacun ont leurs avantages nous essayons de synthétiser le meilleur des deux mondes. Globalement cela a été bien accueilli par le marché

Quelle était la nature de  votre offre aux exposants?
Stephan Faudeux : Pour les exposants que nous appelons partenaires dans le cas présent, nous leur avons proposé des packs de communication, et le fait de pouvoir sponsoriser des temps de parole sur les Talks (interview) ou de prendre du sponsoring

Aux visiteurs?

Stephan Faudeux :  C’est gratuit pour les visiteurs, ils peuvent consulter tous les contenus, découvrir les nouveautés sur les espaces des partenaires

Quel enseignement tirez-vous de cette expérience?

 Stephan Faudeux : Il s’agit d’une offre nouvelle mais qui a une légitimité pour toucher différemment nos clients et nos visiteurs

La Satis TV est-elle appelée à devenir permanente?
Stephan Faudeux : L’avenir nous le dira mais peut être que sous une forme plus modeste nous pourrons renouveler l’expérience. Vous avez récemment créé la chaîne SATIS TV pour Génération Numérique. Quels moyens humains et techniques avez-vous déployé?

 

Quels moyens avez-vous mis en place?

Stephan Faudeux : Notre salon le SATIS étant dédié aux professionnels de l’audiovisuel (cinéma, télévision, communication) il nous est apparu logique de mettre en place un plateau TV car c’est un univers que connaît bien nos visiteurs et clients. Pour ce projet nous nous sommes appuyés à la fois sur des partenaires fidèles du salon comme le groupe AMP Visual TV, BCE, Pixelight et Multicam. Nous nous reposons sur les moyens humains de ces sociétés, sur nos propres ressources et sur du personnel que nous engageons pour l’occasion.

Avez-vous déjà réalisé ce type de prestation pour un Salon virtuel, un événement?
Stephan Faudeux : La SATIS TV n’est pas à proprement parlé un salon virtuel, c’est plutôt une plateforme axée sur des contenus vidéos avec une expérience enrichie car nos partenaires pourront communiquer avec les visiteurs ( virtuels ) présents via du chat ou de la visio. Sur le SATIS nous avons en général 7 salles de conférence, et un plateau TV donc nous sommes habitués à ce genre d’exercice. Toutes les conférences sont filmées. La différence pour cette édition est d’avoir un plateau en direct et que l’événement se déroule sur 5 jours.

Que conseillez-vous à des organisateurs de salons, d’événements, à des entreprises pour la captation  de leurs événements?
Stephan Faudeux : Il est crucial de s’entourer d’une équipe de professionnels dont le métier est la captation vidéo et audio. Le public en a assez des « pseudo" salons virtuels fait en visioconférence. La qualité de l’image est cruciale, car elle véhicule l’image de l’entreprise ou du salon dans le cas présent. L’événementiel risque de ne pas re-démarrer tout de suite et la vidéo va être le meilleur vecteur de communication, le plus efficace

Quel est le cahier des charges pour le client ? Quel est le coût moyen d’une telle prestation?

Stephan Faudeux : Il est difficile de donner un cahier des charges précis, tout va dépendre du nombre de caméras ( donc du nombre de conférenciers ), de l’interactivité ou non à déployer, de la présence physique ou virtuelle d’invités, du choix des canaux de diffusion ( streaming, relais sur les réseaux sociaux ). En termes de coût, si l’on parle que de la technique la fourchette est large mais je dirais pour un projet modeste cela peut commencer à 10 000 euros / jour pour un ou deux espaces de conférence ( sans compter la location du lieu, la préparation, … ) mais cela pourra monter selon le type de matériel et des moyens humains associés. Si notre expérience peut aider les organisateurs qu’ils n’hésitent pas à nous contacter ICI



TRISTAN_VERDIEROK.jpg Tristan Verdier,

CEO de Eventmaker


Depuis mai dernier, époque à laquelle Eventmaker s’est lancée  dans les salons virtuels, vous avez réalisé un certain nombre de salons et d’événements en  ligne?
Tristan Verdier : Nous avons contribué à la réalisation des salons du Figaro Etudiant et du MBA Fair pour Le Monde. Nous travaillons régulièrement avec des écoles de commerce pour la réalisation de salons de recrutements d’étudiants et aujourd’hui, nous sommes prestataires de  plusieurs conventions techno, et plus particulièrement de la convention SIG 2020 qui est organisée par le groupe ESRI : 3.000 professionnels, 200 interventions.

Qu’est-ce qui a changé depuis que vous opérez dans le secteur des événements en ligne?
Tristan Verdier : En fait, le format a beaucoup évolué. Aujourd’hui, pour faire un événement digital il existe deux composantes importantes. La  première,  étant la vidéo pour la transmission des contenus, via des webinars ou via un plateau TV connecté. Les meilleur exemples : l’événement La plage blanche et l’événement A-live qui a eu lieu sur Heavent Meetings. Nous avions mis en place un plateau TV sur lequel se succédaient toute la journée différents intervenants, avec en parallèle, une discussion en chat . Deuxième composante, les trois types d’outils qui sont proposés pendant le salon : le chat vidéo, avec la possibilité de faire des captations vidéo sur la même plateforme, et de proposer des plannings de RV pour les exposants. Mais il ne suffit pas de proposer un système de rendez-vous  pour que cela fonctionne. Il faut suggérer des créneaux horaires aux uns et aux autres et pour cela nous utilisons des algorithmes de  matchmaking et de scoring pour être capable de coordonner les rendez-vous  pour des gens qui sont susceptibles de se rencontrer.

Quels moyens déployez-vous pour la réalisation d’événements en

ligne?
Tristan Verdier : Eventmaker est une plateforme de gestion d’événements qui permet de gérer le site internet d’un événement, le programme, tout le back office pour les visiteurs et les exposants : les inscriptions,  les badges à l’entrée, etc... et depuis 6 mois, la possibilité de mettre le programme en ligne soit en webinar, soit en connecté avec des régies vidéo.

Est-il facile de transformer un événement physique en événement digital?
Tristan Verdier : Les événements qui fonctionnent aujourd’hui sont ceux qui offrent  des contenus intéressants, qui permettent de garder des participants en ligne. Ce ne sont pas forcément les mêmes modèles qui vont fonctionner car il est difficile de passer d’un modèle 100% physique à un modèle en ligne. Les responsables de SRI pensaient annuler, il y a 6 mois leur convention annuelle. Nous leur avons proposé une alternative. Ils ont choisi de maintenir l’événement et de le maintenir en ligne. Ils ont finalement été très innovants sur la manière de gérer cet événement. Ils sont passés de 3 à 5 jours pour disposer de plus de temps. Globalement, lorsqu’on pense son événement en ligne depuis le début, c’est faisable. Lorsqu’on essaie d’adapter, c’est beaucoup plus compliqué et cela occasionne des coûts additionnels.

Les salons virtuels, un phénomène conjoncturel, éphémère ou

durable?
Tristan Verdier :  Les organisateurs d’événements ou de salons sont les héritiers de ce qui s’est fait dans ce domaine les 30 dernières années. Globalement les entreprises ont annulé leurs événements pendant 6 mois. ils se rendent compte aujourd’hui qu’ils ont besoin de communiquer et tout le monde ne parle plus que de digitalisation. Les salons ne l’ont pas fait que rarement. Certains essaient de passer au digital sans grand succès. Le modèle dominant pour eux n’est pas le modèle digital. Ils annulent, ils reportent et sont assez solides financièrement pour passer cette période difficile avec l’aide du gouvernement. Remettre tout à plat, c’est compliqué! Et pourtant si on regarde ce qui se passe aux Etats-Unis, c’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui  en France et en Europe. Dans l’hexagone, certaines sociétés ont lancé des salons 100% digitaux, modèles pure players, entièrement en ligne et qui fonctionnent très bien.  

Et si on parlait coût?

Tristan Verdier : Installer des scènes, des régies pour faire de la captation n’est pas du tout rentable. Ce qui l’est, c’est d’arriver dans un lieu qui est déjà complètement équipé. Dans ce cas, aucun problème de wifi, de connexion internet, de captation vidéo, pour la partie plénière ou salles de conférence. Pour un salon avec une centaine d’exposants, il faut tabler sur un budget de 20.000/25.000 euros.

 

Tristan Verdier
Originaire de Paris, Tristan Verdier étudia au lycée Franklin puis en classe préparatoire à Louis-Legrand. Il intégra ensuite l’Essec où il choisit de se spécialiser en finance, ce qui l'amena à s'exercer en banque d'affaire avant de rejoindre le cabinet de conseil Roland Berger et d'envisager une migration en Asie. En 2009, alors qu'il fréquente encore les bancs de l’Essec, Tristan a l'idée de créer un service qui permettrait aux université de gérer les exposants lors des forums de
recrutement. En ayant fait le choix de développer des outils grâce aux nouvelles technologies, ce sont les organisateurs professionnels d'événements (Salons, Conférences, Événements d'entreprise) qui deviendront clients afin d'utiliser les services d’Applidget, devenu depuis Eventmaker. Désormais, âgé de 35 ans, Tristan Verdier travaille à faire passer de nouvelles étapes à son entreprise depuis Paris ou la Normandie à laquelle il est attaché.
Eventmaker
Eventmaker est le logiciel “tout-en-un” qui permet de gérer tous les événements d’entreprise, virtuels ou réels, en vous offrant un précieux gain de temps et une meilleure expérience participants. L’offre : Expérience virtuelle : créer de vraies expériences événementielles en ligne ; diffuser des contenus en streaming et en replay sur le site web de l’événement et développer les interactions des participants ; gestion d’événement : paramétrer un site web événementiel, optimiser les inscriptions en ligne, offrir un accueil digital à vos participants... et bien d'autres fonctionnalités pour gérer ses événement de A à Z ; networking : engager ses communautés et placer la rencontre au coeur de de ses  événements à travers les outils intelligents (messagerie instantanée, prise de rendez-vous, 1to1 meetings, leads).




AKWAok.jpg Kwami Agbegna,

co-fondateur de la start-up les-salons-virtuels


Avez-vous déjà réalisé ou contribué à la création d'un salon virtuel, si oui le(s)quel(s)?

Kwami Agbegna : Nous avons mis en place plusieurs salons (Dans le but de montrer le potentiel de notre concept). Tout d'abord le salon de l'habitat, dans lequel nos visiteurs peuvent retrouver les professionnels du secteur de la maison : décoration, aménagement d'intérieurs, cuisinistes, menuisiers... Nous avons également créé un salon plus culturel : le salon de l'art contemporain qui regroupe des galeristes de la région des Hauts-de-France. Parallèlement nous souhaitons développer le salon village-expo qui permettrait de visiter à 360 degrés les maisons exposition des constructeurs nationaux.
 
Quels moyens déployez-vous?
Kwami Agbegna : Nous avons mis en place plusieurs salons (Dans le but de Tout d'abord nous déployons un espace dédié au salon sur notre site internet qui permet aux utilisateurs d'en apprendre un peu plus sur le salon, mais aussi faire son choix parmi les différents exposants. Une fois son choix fait, il peut visiter la page de l'exposant qui peut apparaître sous différentes formes en fonction de la demande de celui-ci : stand virtuel, showroom digital à 360°, page de vente produits ou de contact. Nous possédons une grande marge de manœuvre. Nous accompagnons également la promotion de nos exposants à travers des communications sur les réseaux sociaux (Facebook, Linkedin, Twitter, Instagram..) afin de leur assurer une visibilité supplémentaire.
 
Quel est le cahier des charges pour le client?
Kwami Agbegna : Nous accompagnons le client dans le déploiement de son stand ou son showroom virtuel afin de lui laisser une grande marge de manœuvre et lui permettre de personnaliser son espace à sa demande. Tout d’abord nous cherchons à le connaître, ses produits et ses expertises, puis nous créons son espace personnel en l'accompagnant d'une visite à 360°. Nous mettons en place à sa demande, ses communications commerciales, les produits qu'il vise à mettre en avant, son argumentaire de vente ainsi que des formulaires de contact personnalisés. Nous pouvons également aller plus loin en l'accompagnant d'un ou plusieurs showrooms à 360° ou tout autre support innovant afin de garantir sa promotion de vente.
 
Quel est le coût moyen de vos prestations?

Kwami Agbegna : Il y a un coût de stand fixe, auquel s'ajoute des options. À partir de 3.500 euros avec un showroom à 360°
 
Quels conseils donneriez-vous à : un organisateur de salon?

Kwami Agbegna : Prenez les devants! Avec la crise du coronavirus qui entraîne une crise économique et une baisse de fréquentation dans les salons physiques il devient urgent de penser digitalisation des événements. Nous ne souhaitons pas faire concurrence, nous ne sommes pas des organisateurs! Nous voulons trouver une alternative qui permettrait de les accompagner dans la mise en place de leurs salons et leur permettre d'assurer la promotion de vente de leurs exposants et maintenir la continuité de leurs services. Nous nous inscrivons comme un partenaire des salons Hybride.
 
Un exposant?

Kwami Agbegna :   Allons toucher un public qui ne peut pas se déplacer pour les salons physiques. Faites-nous confiance : nous sommes expert dans la promotion de vente et nous possédons les technologies innovantes et modernes, ainsi que les connaissances suffisantes qui vous permettra de mettre en avant vos produits et vos services, dans le respect de votre identité et ceux, pour un moindre coût comparé à la perte de chiffre d'affaire potentielle générée par la crise actuelle.
 

Les Salons les-salons-virtuels
La crise actuelle touche fortement le secteur de l’événementiel, la plupart des événements sont annulés, ou reportés, laissant les acteurs du secteur dans une grande incertitude quant à l'avenir. C'est dans ce contexte difficile que se positionne : les-salons-virtuels,  jeune start-up innovante, experte dans la création de stands et showroom digitaux à 360°. L'entreprise offre  une solution au contexte sanitaire et économique actuel en vous apportant une présence digitale connectée tout au long de l'année pour vous et vos exposants ainsi qu’une plateforme simple d'accès pour vos visiteurs.

Kwami AGBEGNA, a occupé durant 15 ans des postes fonctionnels (correspondant qualité, correspondant Informatique, formateur PRAP) puis Chargé de Mission avant de créer la société ENVUENVIE en février 2019 spécialisée dans la communication immersive en partenariat avec HDMEDIA depuis 2017. Fort de ce potentiel l'idée de pouvoir poursuivre l'expérience d'un salon dans son salon est apparue.
C'est ainsi qu'est né les-salons-virtuels.com

 

 

armel_chargeOK.jpg Armel Chargé,
Directeur technique réseaux IP

et diffusion média de frekences

En quoi consiste votre métier et comment intervenez-vous dans le cadre d’un salon ou événement virtuel?
Armel Chargé : Mon métier consiste à apporter une expertise technique, du conseil jusqu’à l’installation d’un réseau et le transport des flux, afin de permettre la retransmission d’un événement par internet. Je dois pour cela mettre en place l’ensemble des infrastructures les plus performantes, efficientes et cohérentes par rapport aux besoins du client. Je fais ainsi le lien entre différents métiers : celui du son, de l’image et du transport de données. J’interviens en amont de l’événement en proposant aux clients un service sur-mesure ce qui implique une analyse de ses besoins et de ses contraintes techniques, ainsi que la réalisation des tests permettant de valider le process. Pendant l’événement, nous mettons en place les moyens techniques de transmission de l’ensemble des flux vidéo et audio et nous assurons un monitoring actif. Après l’événement, nous fournissons aux clients des replays, des data d’analyse…

Quels conseils donnez-vous à un organisateur potentiel de Salon ou d’Événement virtuel pour la diffusion de son événement?
Armel Chargé : Si on me demande conseils, je préconise d’anticiper et parfois je freine quelque peu l’organisateur afin de privilégier toujours la fiabilité. Le passage au numérique nécessite de prendre le temps d’échanger avec le client, et de récolter le maximum d’informations sur ses besoins, son projet, afin d’assurer un service encore une fois sur-mesure par rapport à l’événement. Il arrive souvent que nous proposions des solutions auxquelles l’organisateur n’aurait pas forcément pensé.

Un Salon X, Y ou Z prévu en novembre annule et reporte son événement grand public pour un problème technique. Raison invoquée : trop d’inscrits. Comment est-ce possible techniquement?

Armel Chargé : Cela peut paraître étonnant, car aujourd’hui il est possible, avec des moyens, d’adapter assez rapidement les infrastructures aux besoins. Il est rare d’être bloqué par cela, sauf si le choix technologique de départ n’était pas upgradable facilement.

Armel Chargé
Directeur technique réseaux IP et diffusion média de la société frekences depuis 2014, associé. Entrepreneur en télécommunications depuis 2006, spécialisé dans la couverture réseau d’événements majeurs en France. Il consacre aujourd’hui une grande partie de son temps à la recherche & développement de nouveaux produits adaptés aux événements. frekences est un acteur majeur dans la fourniture de moyens technologiques performants pour les grands événements français. Spécialisée en télécommunication temporaire et dans le transport de flux, frekences met à disposition de ses clients orkestre, véritable poste de supervision mobile pour événement.



Alain_GarganiOK.jpg Alain Gargani,

DG de AOS

Pourquoi et comment avez –vous créé au sein d’AOS votre propre plateforme d’événements digitaux Alga?
Alain Gargani : Cette plateforme sécurisée, développée et hébergée en France, est faite pour que l’on puisse organiser des événements virtuels en quelques clics. Cette innovation est le fruit d’une réflexion profonde au regard des circonstances actuelles et des demandes de nos clients. Étant nous-mêmes organisateurs de congrès physiques (plus de 600 évènements à notre actif), nous avons recherché une solution digitale qui permet de maintenir les événements, car nous n’étions jamais satisfaits des solutions rencontrées sur le marché, souvent trop chères ou trop éloignées des besoins d’un événement. ALGA - le palais des congrès virtuel, possède une ergonomie qui permet à l’utilisateur de naviguer dans l’événement de manière intuitive, presque naturelle, et avec toutes les fonctionnalités essentielles pour s’adapter à la taille et aux besoins de vos évènements. En interne nous travaillons avec des informaticiens qui nous permettent d’évoluer continuellement et de développer de nouvelles fonctionnalités pour nos clients, Alga évolue de jour en jour.
Désormais nos équipes sont composées d’expert en événementiel digital pour maintenir notre activité.

Quels salons avez-vous ou événements virtuels avez-vous déjà réalisé ou contribué  à la création?

Alain Gargani : Avec cette solution nous réalisons des événements totalement en virtuel avec tous les orateurs et participants en distanciel ou en hybride (avec du virtuel et du présentiel). Nous avons utilisé cette solution pour plusieurs événements :
• La Médecine du Travail (200 personnes, la matinée en plénière et l'après-midi en e-ateliers, de l'escape game, du yoga, etc.) ;
• EDF, e-séminaire (50 personnes) ;
• E-congrès AIME de 5 jours en 100% digital (400 personnes, une e-exposition avec 15 stands et 130 intervenants)
• EIFFAGE, Réunion d’exploitation (100 personnes)
• IPSEN, Rencontres de la région sud (90 personnes)
• FHP Sud-Est - SYNERPA, journée conjointe (250 personnes, une exposition de 10 e-stands et 25 intervenants)
• GOLF, congrès au format hybride (450 personnes, 40 intervenants)
• SFE (Société Française d’endocrinologie), e-congrès (1.500 personnes, une exposition de 30 e-stands et 100 intervenants)
• INRS, journée technique “Les Biotechnologies” au format hybride (500 personnes)
• CAPENERGIES, pour leur événement Energy4SmartMobility sur deux jours (400 personnes, une exposition de 30 e-stands et 140 intervenants)
• Rising Sud (500 inscrits, 15 intervenants)
• INRS, journée technique “Bruit en Open Space – Prévention” au format hybride (1200 personnes et 10 intervenants)
• CCI d’Arles, Salon Provence Prestige (3.000 personnes, une exposition de 46 e-stands avec e-shops)
• INRS, journée technique “Atmosphères explosives en entreprise”
• Assemblée générale de la CPME Nationale au format hybride (200 personnes)
• Assemblées générales TVT/Pôle Mer Méditérannée (200 personnes)
Plusieurs autres projets sont en cours de préparation :
• EPU RAAC (300 Participants et 15 e-stands)
• Préfecture de la région PACA, pour leur forum «Mobilité dans la fonction publique» (1.000 personnes et une exposition de 32 e-stands)
• Salon entrepreneur 13 (1.000 personnes et 100 e-stands)

Quelle est la nature de votre offre 

Alain Gargani : Nous sommes en mesure d’organiser tous types d’événements virtuels. Du congrès au séminaire en passant par les assemblées générales, nous nous adaptons à la demande de nos clients. Nous accompagnons nos clients dans la réalisation de leurs événements, avant, pendant et après celui-ci, dans les mêmes conditions qu’un événement présentiel.  

Quel est le cahier des charges pour le client?
Alain Gargani : De manière générale, nous demandons lors de la prise de contact, les informations suivantes : Date ; nombre participants et intervenants ; espaces souhaités ; nombre de e-stands, s’il y a ; nombre de e-posters s’il y a ; etc. Ce sont les informations primordiales, nous avons besoin d’un maximum d’informations pour être le plus juste possible dans la proposition commerciale auprès de nos clients. Le cahier des charges est différents pour chaque événement , car chaque événement est unique.

Quel est le coût moyen d’une prestation?

Alain Gargani : Nous ne pouvons pas fournir de coûts moyens, car comme dit précédemment, chaque événement est unique et a ses propres caractéristiques.

Quels conseils donnez-vous à un organisateur de Salon virtuel?
Alain Gargani : N’ayez pas peur de digitaliser vos événements, des professionnels sont là pour vous accompagner tout au long de l’organisation de votre événement. Ces e-événements vous permettent de maintenir le lien malgré la distance. Le choix de la plateforme est primordial, elle doit être simple, ergonomique et intuitive ! L’équipe de production doit avoir une expérience significative en événementiel digital.  Vous pouvez par exemple leur poser la question suivante : Qu’elle taille (en Mo) doit faire  une image pour avoir un rendu télévisuel ? ( réponse : l’image doit faire 20Mo ou plus)

A un exposant pour la réussite de son événement?
Alain Gargani : Les e-stands sont personnalisables et permettent aux exposants de mettre en avant leurs produits et/ou services, d’échanger avec les visiteurs en tchat ou en visio, de diffuser une vidéo ou de la documentation type PDF. Et ainsi avoir la même visibilité que lors d’un salon physique.

Comment sont réalisés les stands virtuels?
Alain Gargani : «Les stands sont réalisés en 3 dimensions par nos soins, mais peuvent aussi être modifiés sur demande et retravaillés grâce à notre modéliste 3D. Nous incorporons plusieurs fonctionnalités dans les stands d'expositions: 4 PDF de présentation de l’exposant, un lien vers son site internet, une vidéo de présentation, un kakémono, une affiche format A4 et le logo de l’exposant. Chez AOS, le budget pour une plate-forme avec uniquement les stands d’exposition commence à 3800 euros pour 20 stands. Bien sûr cela est modifiable selon les suppléments commandés par le client. L’organisateur peut alors faire le choix de faire payer le stand aux exposants ou de le fournir gratuitement». Le digital s’adapte à tous les événements, il n’y a pas de limite. Nous pouvons répondre à toutes demandes de nos clients grâce au développement de nos informaticiens. De plus, le digital n’a pas de frontière et nous avons déjà réalisé des e-événements internationaux comme le forum E4SM (Energy For Smart Mobility).

Alain Gargani
Dirigeant et fondateur de l’agence Atout Organisation Science, entreprise leader dans l’organisation de congrès depuis 1996. Alain Gargani, ce natif de Marseille est depuis toujours, un homme engagé, un homme acteur de l’économie de son territoire. Ce docteur en science rencontre Hubert Reeves, célèbre astrophysicien, communicateur scientifique et écologiste franco-canadien et, organisent ensemble la «Nuit des Etoiles». Il décide par la suite de se spécialiser en 1996 dans l’organisation d’événements, plus particulièrement de congres. Atout Organisation Science (AOS) organise intégralement chaque année de nombreux congrès (AOS a organisé deux sommets, JAÏ & G8 environnement). AOS, c’est 15 collaborateurs, 2 agences en France, a organisé plus de 400 congrès, dans le top 10 des agences PCO France. Actuel Président de la CGPME des Bouches-du-Rhône, il a été à la Jeune Chambre Economique Président de 1997 à 1999, Vice –Président national jusqu’en 2000 et depuis 2000 Sénateur JCI. Cet infatigable optimiste du progrès économique en PACA devient en 1997 un membre actif de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille - Provence et Membre de la Sociam (ex CGPME 13). Dans cette dynamique, ce leader dans l’âme fonde et préside le réseau Sud Entreprendre qui regroupe plus de trois adhérents de 2001 à 2004. Président départemental de la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises des Bouches du Rhône mais également Vice-Président régional et membre du conseil national, son mandat est marqué, entre autres, par une volonté visionnaire d’intégrer la notion d’engagement syndical dans le tissu économique du département. C’est ainsi qu’il crée sa marque «d’entrepreneurs positifs». En 2011, il crée la société AGC (Alain Gargani Consulting), coaching et prise de parole en public. Cet ancien enseignant-chercheur de l’INSA Lyon aime transmettre son savoir. Alain Gargani enseigne depuis plus de quinze ans en école de communication, de commerce et de management les clefs d’une communication efficiente (Kedge, EJCAM, ISC). Pour ses services rendus à l’EJCAM (Ecole de Journalisme et de Communication Aix-Marseille), de l’ ISC (Institut Supérieur du Commerce) ou encore à ceux de Kedge Business School, il reçoit le titre de Chevalier des Palmes Académiques en Janvier 2011.
 


Le mois prochain : 3e partie Les Evénements virtuels :

Salons d’entreprises, conférences, conférences de presse, webinares...etc : l'explosion.