Presse Edition

pub
Recherche

Homme de presse : Thierry Verret, directeur général de Sophia Communications

Homme de presse : Thierry Verret, directeur général de Sophia Communications

Presseedition.fr 05/05/2021
Vous avez été tour à tour éditeur et dirigeant de groupes de presse professionnels, spécialisés et aujourd'hui grand public.  Les méthodes de gestion dans ces différents domaines nécessitent-elles des compétence différentes?
Thierry Verret : A priori la différence vient du types de recettes et du poids de celles-ci, les abonnements, la vente au numéro, la proximité des annonceurs avec la rédaction. Cependant à y regarder de plus près,  on retrouve tant dans la presse professionnelle que dans la presse grand public, des différences très importantes de nature de chiffre d’affaires. Les segments sont nombreux dans chaque famille, et pour chacune d’elles,  il y aussi de grands écarts. Le point d’orgue dans la gestion de chaque type de presse, c’est de bien identifier les faiblesses des points forts. Lorsque votre entreprise est trop dépendante d’une source de revenus,  le risque est que sa baisse même transitoirement, est susceptible de vous déséquilibrer et de vous faire chavirer.

Comment se porte aujourd'hui le marché de  la presse dédiée à l'histoire, où l'on rencontre de très grands groupes d'origine étrangère et la presse dédiée aux collectionneurs?
Thierry Verret : Il est effectivement très concurrencé. Il y a abondance de titres et tous ne vivent pas très bien. La presse est une «industrie» facile,  la sous traitance est simple à organiser, vous n’avez pas besoin de beaucoup d’actifs pour démarrer et tenter l’aventure. Vous trouverez toujours un imprimeur qui acceptera de partager le risque avec vous si vous vous engagez à lui payer le papier. Comme Gérald de Roquemaurel avait coutume de dire "Le problème dans notre métier c’est que les enfants mal-nés vivent longtemps!".

Quelle est votre stratégie en terme de publications numérique?

Thierry Verret : Nous nous efforçons de rester dans la course,  mais les investissements sont de plus en plus lourds et donc difficiles à financer.

Dans une autre vie professionnelle, vous vous êts diversifié dans l'édition de livres, d'agence de communication.. Quelle est aujourd'hui votre politique en la matière?

Thierry Verret : Toujours la même, à chaque fois que cela est compatible nous tentons de proposer à nos lecteurs des livres sur des thèmes proches de leurs centres d’intérêts et  pour lesquels nous avons des auteurs. La complémentarité entre presse et édition est évidente et toujours fructueuse.  

Sophia Communications a procédé ces dernières années à des acquisitions de titres spécialisés grand public. Etes-vous aujourd'hui à la recherche de nouvelles acquisitions et dans quels domaines?
Thierry Verret : Nous sommes toujours à la recherche de croissance externe. Nous regardons de nombreux dossier,  mais nous sommes sélectifs et prudents. Début 2020 nous avons été en négociation exclusive très avancée pour reprendre 12 titres du Groupe Hommel et nous nous sommes retirés du dossier malgré un accord sur le prix,  car le passif social restait trop important à nos yeux

Votre actualité?
Thierry Verret :  Nous regardons de nouvelles acquisitions, plutôt dans le secteur de l’édition, car nous souhaitons rééquilibrer l’activité du groupe en développant notre chiffre d’affaires dans le secteur du livre.


A propos de Thierry Verret

Thierry Verret, débute dans la Presse en 1974 en tant que rédacteur au sein de l’hebdomadaire Marchés Tropicaux et Méditerranéen du Groupe Moreux. Intègre en 1975 le Groupe Jeune Afrique et y collabore jusqu’en 1982. Cofondateur de l’agence DMV Communications (Descleves, Montoussé, Verret Communication), agence-conseil spécialisée pour les éditeurs de presse. Repreneur en 1985 d’une petite maison d’édition spécialisée dans le secteur médical et paramédical (Les Editions Lamarre installées 47, rue Saint André des Arts depuis 1890). La rénovation du fonds d’édition, le lancement du mensuel L’Infirmière Magazine en 1987, puis d’autres publications dans les secteurs de la santé et du droit, permettent de faire l’acquisition de plusieurs éditeurs dans son secteur d’activité (Editions Doin, Editions Néret, le Journal des Notaires et des Avocats, Editions Maisonneuve...). Elle se développera aussi dans l’organisation de Salons et Congrès via sa filiale Initiatives Santé.

En 1994, l’ensemble, qui s’intitule Groupe Lamarre  est vendu à Wolters Kluwer.
Sollicité en 1995 par Albert Duroy et Jean François Kahn pour reprendre l’hebdomadaire L’Evènement du Jeudi. Le titre sera cédé en 1999 au Groupe Hachette. Repreneur en 2000 du pôle de Presse professionnelle Agricole Agri Terroir Communication. Appelé en 2008 par le fonds d’investissements Pragma Capital pour présider le Groupe France Agricole. L’entreprise sera vendue en 2011 à Isagri.
Depuis 1995, gérant du holding Babylone Groupe qui administre plusieurs participations majoritaires dans différents titres de presse tels les hebdomadaires Le Phare de Ré, Le Littoral, La Haute Saintonge ou les mensuels  Ici Londres, Sortir17, Carte Blanche et diverses entreprises dans le secteur de l’édition dont les Editions Technip & Ophrys.  
De 2014 à 2018 Président-directeur général de Sophia Publications (Historia, La Recherche, Le Magazine Littéraire, L’Histoire).

Depuis 2018 Président de Sophia Communications, holding animatrice d’Histoire & Collections, Régicamp et Edicamp.

 

Voir le portefeuille de marques du groupe Babylone

https://www.babylone-groupe.com/presse