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Libre propos : Malgré la crise financière et économique...
L’imprimé est loin d’être obsolète
par Klaus Schmidt Directeur du marketing de KBA

Libre propos : Malgré la crise financière et économique... <br>L’imprimé est loin d’être obsolète<br>par Klaus Schmidt Directeur du marketing de KBA

Presse Edition 18/03/2009

Alors que nous mettions sous presse le dernier numéro de KBA Report en août 2008, tout semblait aller pour le mieux. La drupa venait de s’achever quelques semaines auparavant et les fournisseurs de la filière graphique savouraient le climat positif, se réjouissant des nombreuses commandes signées lors du salon et espérant des affaires florissantes pour la suite. Les annonces concernant l’éclatement de la bulle immobilière aux États-Unis et les déficits massifs dans les bilans de diverses banques avaient beau se multiplier, la plupart des experts voyaient là un problème régional ou sectoriel sans impact majeur sur l’économie réelle. Vers la fin de l’été toutefois, les nuages commencèrent à s’accumuler dans le ciel financier jusqu’à ce que l’orage finisse par éclater fin septembre avec la spectaculaire faillite de Lehmann Brothers et la fin des banques d’investissement jusqu’alors portées aux nues.
Les constructeurs de machines d’impression, particulièrement tributaires des exportations, ont vite ressenti les conséquences de la crise financière. La suspension des financements et l’annulation de commandes considérées comme sûres du fait de l’insolvabilité des banques, le refus d’octroi de crédits ou la modification des directives des banques centrales, l’ajournement de grands projets par des investisseurs solvables suite à la perte de confiance généralisée et l’extension globale sans précédent ont entraîné un effondrement soudain du marché d’une ampleur dramatique imprévisible. Avertissements sur les résultats, chômage partiel et annonces de réduction des effectifs par de nombreux constructeurs : la suite est connue. Les imprimeries n’ont pas été épargnées par la tourmente
comme le montre le nombre croissant de faillites et de reprises. L’imprimé doit donc, à l’instar de nombreux autres secteurs, se préparer à traverser une période difficile qui risque d’être longue. Il n’en est pas pour autant un modèle obsolète. Chaque crise est aussi l’occasion de rebondir et d’effectuer des investissements porteurs d’avenir pendant que les autres font le gros dos.

Extrait de KBA report 34