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Libre propos : Voeux 2012 : Rétablissons enfin la vérité sur le courrier papier ! par Papermail


Presse Edition 18/01/2012

Les principaux fabricants d'enveloppes et producteurs de papiers européens réunis au sein de l'association Paper mail font le vœu qu'en 2012, la vérité soit enfin rétablie sur le courrier papier. S'appuyant sur la récente étude publiée par l'ADEME, ils rappellent l'impact environnemental du courrier électronique et souhaitent plus que jamais tordre le cou à l'idée préconçue de l'enveloppe papier polluante.

«Vouloir opposer le vertueux courrier électronique au courrier papier pollueur est une aberration communément admise, qui sert surtout les finances des entreprises au détriment du consommateur. Acculé à la facture électronique, à grand renfort d'arguments écologiques, pour le moins culpabilisateurs - «faites un geste pour l'environnement»... - le particulier perd de vue qu'en renonçant à la voie papier, il prend alors à ses frais les coûts relatifs à la réception, la lecture et l'impression d'un courrier électronique», alerte Sylvie Deshayes, Présidente de Papermail.

Le courrier électronique n'est pas sans impact sur l'environnement
L'ADEME a rendu en juillet dernier une analyse inédite de l'impact environnemental du courrier électronique, tout au long de ses cycles de vie, avec pour ambition de sensibiliser l'usager sur les valeurs émissives que représentent l'échange d'un courriel, sa lecture mais aussi la durée de son hébergement sur le serveur[i]. Ainsi, à chaque étape du cycle de vie, l'étude fait la conclusion suivante :

Envoi/Réception : l'étude explique que dans une entreprise de 100 personnes, chaque collaborateur reçoit en moyenne 58 courriels par jour et en envoie 33, dont la taille moyenne est d'environ 1 Mo. Ces échanges de courriels entraînent des émissions de gaz à effet de serre, relatives à 13,6 tonnes équivalent CO2, sur la base de 220 jours ouvrés par an.

Le nombre de destinataires d'un courriel a également une incidence. Multiplier le nombre de destinataires d'un courriel par 10 multiplie par 4 l'impact sur le changement climatique.

Lecture / impression :
L'impact environnemental de la lecture d'un document électronique est fonction du temps. Ainsi, l'étude révèle que si le temps de lecture excède 2 à 3 minutes par page, l'impact de la lecture à l'écran sur le potentiel de réchauffement climatique est plus élevé que l'impression recto/verso, 2 pages par feuille.

Stockage : Concernant le stockage des courriels et de leurs pièces jointes sur les serveurs, l'étude a conclu à un impact environnemental négatif et à un rôle dans l'épuisement du potentiel des ressources fossiles, plus la durée d'hébergement est longue. Diminuer de 10% la proportion d'envoi de courriels de 10 Mo dans une entreprise de 100 personnes permettrait, selon l'ADEME, un gain de 8 tonnes équivalent CO2 sur un an, soit 8 allers-retours New-York/Paris.

En 2012 , on change de discours !

Si aujourd'hui aucune étude officielle ne compare l'impact environnemental d'un courrier papier à celui d'un courrier électronique, et permet de dire que l'un est moins émissif que l'autre, l'étude ADEME marque un tournant, en attestant scientifiquement que le courriel - et donc la facture électronique - n'est pas la panacée écologique , comme les messages publicitaires le clament.

Malgré ces conclusions, les idées reçues ont la dent dure et les professionnels de l'industrie papetière s'alarment contre la profusion toujours aussi vigoureuse de messages fallacieux, qui entretiennent le mythe du papier nuisible pour l'environnement dans l'esprit des consommateurs.

Nombre de consommateurs restent convaincus que le papier dégrade les forêts, ignorant qu'au contraire la production de papier en Europe participe à la gestion durable des espaces boisés et à leur croissance. Jusqu'en 2008, la forêt française grandissait de 50.000 hectares, chaque année, soit l'équivalent de 200 terrains de football par jour ! Avec l'incidence des dernières catastrophes naturelles, cette croissance s'est aujourd'hui ralentie, mais devrait repartir dans les années à venir, grâce à la gestion forestière durable effectuée notamment par l'industrie papetière.


Paper mail, promoteur de l'enveloppe en papier biodégradable, renouvelable et recyclable, fait le vœu qu'en 2012 cesse ce matraquage néfaste. L'association appelle, cette année encore, les dirigeants d'entreprise, les responsables de communication à prendre la mesure des retombées négatives qu'occasionne à terme un discours «green» infondé et inapproprié.


A propos de Paper mail : www.papermail.org

Association de droit français (loi de 1901), Paper mail réunit, depuis sa création en 2004, les principaux fabricants d'enveloppes et producteurs de papiers européens (Bong, GPV, La Couronne, UPM, Stora Enso, Gascogne Paper, Ahlstrom...). Son but est de partager les valeurs sociales, culturelles et environnementales de l'enveloppe papier avec les institutions, les médias, et de promouvoir, par ses actions, l'enveloppe papier biodégradable et recyclable, auprès des particuliers et des entreprises.