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Naissance du Collectif des Editeurs de la Presse Musicale (CEPM)

Naissance du Collectif des Editeurs de la Presse Musicale (CEPM)

presseedition.fr 29/06/2022
Acteur essentiel de l’écosystème global de la musique et de la mise en valeur du patrimoine culturel français, la presse musicale indépendante, avec près de cinquante titres regroupant toutes les sensibilités musicales, représente plus d’un million et demi de lecteurs réguliers.

 

Elle joue un rôle majeur pour la visibilité et la notoriété des artistes, labels, concerts et festivals, leur permettant ainsi d’apparaître dans tous les kiosques à journaux (en France mais également dans les en pays francophones) et sur tous les canaux de diffusion : plateformes digitales et réseaux-sociaux. Au-delà de son rôle d’information et de veille sur l’actualité, la presse musicale participe pleinement au travail culturel de repérage, de défrichage, de décryptage des courants et des talents. Elle participe également pleinement à la visibilité de l’ensemble des acteurs du secteur culturel (créations, artistes, spectacles, festivals et institutions culturelles) ainsi qu’à la promotion de la pratique musicale et de la facture instrumentale.

 

La presse musicale ne bénéficie actuellement pas de toutes les aides structurelles à la presse versées à la presse dite « IPG » (presse d’information politique et générale) alors que la presse culturelle participe pleinement à l’intérêt général.

 

Pendant la crise COVID, Ce secteur n’a pas non plus bénéficié de toutes les aides spécifiques et du soutien aux acteurs de la musique allouées aux salles de spectacles, producteurs, tourneurs, etc.... Pourtant, la presse musicale, dont près de 80% des revenus dépendent des acteurs du secteur, a connu une chute de revenus dramatique liée à l’annulation de tous les spectacles et festivals en 2020 (et en parti en 2021), report de sorties d’albums ou de toute événement culturel mais aussi avec la suspension quasi totale des investissements des grandes marques sur ce secteur mis à l’arrêt.

 

La presse musicale souffre également d’un manque croissant d’accès à son propre lectorat. En effet, la réduction drastique du nombre de points de vente presse en France (près de 5.000 en 5 ans) et les nouvelles règles régissant la mise en place des journaux et magazines a réduit d’un tiers son exposition aux lecteurs potentiels.

 

De même, dans l’ecosystème numérique, les géants GAFAM, intermédiaires incontournables entre les  titres et des lectorats ultra captifs et actifs, captent la plus grande partie des revenus numériques sur le secteur depuis plusieurs années, au détriment des rédactions des acteurs dus ecteur. 

 

Face à ces enjeux majeurs, six titres majeurs du secteur, ont décidé de construire collectivement l’avenir en créant le Collectif des Editeurs de la Presse Musicale (CEPM) : Jazz Magazine, KR home-studio, La Lettre du Musicien, MyRock, Rolling Stone, et Tsugi, représentés respectivement par Edouard Rencker, Thierry Demougin, Marie Hedin-Christophe, Pierre Veillet, Alma Rota et Alexis Bernier.

 

Ce collectif a pour objet, sans que l’énumération qui suit ait un caractère limitatif :
• De grouper en vue d’une action commune tous les éditeurs de la presse culturelle et musicale française exerçant leur activité en France Métropolitaine et dans les départements et territoires d’outre-mer. Le Collectif appelle ainsi tous ses confrères à le rejoindre.
• Faire intégrer par le Ministère de la Culture que la presse culturelle et musicale est essentielle, participe à l’intérêt général et doit ainsi être reconnue d’utilité publique.
• De se fédérer face aux enjeux commerciaux, techniques, juridiques, fiscaux et corporatifs du secteur.
• D’étudier et de mettre en œuvre toutes mesures tendant à favoriser le développement et l’extension de
la presse culturelle et musicale française auprès de nouveaux publics.
• D’être l’interlocuteur privilégié des Institutions et des acteurs de la filière, pour toutes les questions pour  lesquelles des intérêts communs sont en jeu, en collaboration avec les syndicats du secteur de la presse
comme le SPIIL ou le SEPM dont font partie certains de ses membres fondateurs
• De participer, au moyen d’un fonds commun, à tout contentieux, entre un membre du Collectif des  Editeurs de la Presse Musicale France et les Institutions, acteurs, ou les sociétés qu’ils représentent.
• D’assurer entre ses membres le maintien d’un lien permanent et amical par tout moyen approprié.
• D’adhérer aux groupements professionnels nationaux ou internationaux ayant des objectifs communs ou complémentaires.

 

Le collectif a déjà lancé 6 actions majeures :
1. L’initiation d’une étude avec le Centre National de la Musique (CNM) pour mieux cerner le poids économique et l’impact des titres de la presse musicale.
2. L’adhésion et l’appel à adhérer à la société nouvellement crée de gestion des Droits Voisins de la Presse, permettant ainsi d’intégrer les discussions avec les GAFAM et les grands acteurs du digital sur la juste rémunération des contenus.
3. L’initiation de discussions avec les représentants des différentes tutelles pour l‘extension du statut IPG (information politique générale) à la presse musicale et culturelle.
4.  Une campagne de promotion et de défense « Pour une presse musicale diversifiée, française et indépendante » signée et publiée par une trentaine de publications (ci-jointe),
5. La représentation du Collectif dans certains grands salons de la musique dont Musicora.
6. L’organisation, dès 2022, d’un événement commun : La Nuit de La Presse Musicale, au cours de laquelle plusieurs trophées seront décernés aux acteurs et artistes français de toutes esthétiques
musicales (classique, jazz, world, pop, rock, chanson, métal, électro, musique urbaine...).

 

Le Collectif souhaite prendre la parole très prochainement pour mettre au cœur de l’actualité politique un secteur qui a été durement impacté par la crise COVID et aussi été le grand oublié de la campagne présidentielle.