Presse Edition

pub
Recherche

Question d'actualité : amendement Marini :
questions à Philippe Queinec
Secrétaire général du SICOGIF


Presse Edition 17/04/2008
L’amendement Marini a un point fort et plusieurs points faibles :
Son point fort :

il tend à unifier le système. Par ce biais ce n’est plus la seule publicité destinée aux ménages qui est montrée du doigt. Effectivement, tous les imprimés doivent être récupérés et valorisés de la même façon. Il est parfaitement stupide d’imaginer que les collectivités locales allaient scinder les imprimés liés à la publicité faite aux ménages de la quantité des autres imprimés …


Ses points faibles en revanche s’appliquent :
Au fait que les imprimés des ménages collectés par l’intermédiaire des collectivités territoriales sont assimilés à la presse d’entreprises qui, par principe, fait l’objet d’une collecte à part, puisque depuis assez longtemps maintenant les entreprises s’occupent de la récupération et de l’élimination de leurs propres déchets, ceci ne devrait pas échapper aux élus !
Ce nouveau dispositif vient porter un coup indirect mais fatal à tous les efforts mis en œuvre par le secteur de l’imprimerie, mais aussi des encres et du papier, pour sortir ce secteur professionnel de l’impasse économique dans laquelle il se trouve. On aurait voulu nous enfoncer la tête sous l’eau on ne s’y serait pas mieux pris ! A l’heure justement où les pouvoirs publics cherchent à nous aider et financent certaines de nos actions, ces dispositions viennent sabrer tous les efforts !
Je voudrais pointer du doigt « l’argent du contribuable » particulièrement mis à mal par ces dispositions ! En effet, la REP « responsabilité élargie du producteur » fait peser les coûts de traitement des déchets sur le producteur du produit, globalement celui qui commande le « produit » imprimé, mais alors le montant des subventions accordées à une collectivité devrait avoir un corollaire il serait la baisse d’un montant équivalent des impôts (TEOM ou REOM) appliqués dans la collectivité en question.