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Questions à Pierre-Yves Bais, Directeur général du bureau des ventes papier d’UPM

Questions à Pierre-Yves Bais, Directeur général du bureau des ventes papier d’UPM

Presse Edition 11/05/2011
Votre groupe est un précurseur et un acteur majeur en termes de politiques de développement durable. Quelles sont les actions développées par le groupe UPM dans l’activité forestière

durable ?

Pierre-Yves Bais : UPM promeut tout programme de certification forestière crédible dont les plus connus dont PEFC et FSC. Toutes les forêts d’UPM sont certifiées et près de 80% du bois consommé est approvisionné à partir de forêts certifiées. Par ailleurs, le Groupe prête une attention particulière à l’origine du bois utilisé en vérifiant qu’il ne provient que de coupes légales et non de forêts protégées par exemple.

Que fait le Groupe en termes de lutte contre le réchauffement climatique ?
Pierre-Yves Bais : Depuis 2000, UPM a investi un milliard d’euros dans les énergies renouvelables et aujourd’hui, 60% de l’énergie consommée par le Groupe dans le monde est produite à partir de combustibles renouvelables, essentiellement de la biomasse. UPM a ainsi pu réduire de 40% ses émissions de CO2 fossile par tonne de papier produite depuis 1990.

Enfin, le Groupe minimise son impact sur l’environnement en prenant en compte le cycle de vie total de ses produits, depuis le choix des matières premières et sources d’énergie jusqu’à l’élimination du produit final. Grâce à cela, la plupart des papiers d’UPM remplissent les critères de l’écolabel européen. Le Groupe calcule également le bilan carbone de ses papiers et de ses sites de production.


En 2009, vous avez fourni le papier labellisé nécessaire pour la promotion et la communication du Sommet des Nations Unies de Copenhague sur le changement climatique. En 2010, UPM a fourni le papier pour la fondation GoodPlanet pour imprimer des posters pour les écoles. Comment expliquez-vous l’attitude éco-responsable de votre groupe et quels en sont les bénéfices ?

Pierre-Yves Bais : Nous promouvons le média papier en tant qu’écomatériau : naturel, renouvelable, recyclable et biodégradable. Nous ne l’opposons pas aux médias électroniques car nous pensons qu’ils sont complémentaires. En revanche, nous combattons les idées reçues telles que « l’industrie papetière détruit la forêt » et soutenons toutes les initiatives qui vont dans ce sens.


Vous avez conclu récemment un accord avec le WWF ?

Pierre-Yves Bais : WWF a lancé un nouvel outil appelé Check Your Paper- CYP-, à l’occasion du salon Paperworld qui s’est déroulé à Francfort, du 29 janvier au 1er février dernier. UPM est l’un des premiers groupes à communiquer le profil de ses papiers au travers de ce comparateur qui évalue les papiers selon leurs performances environnementales, en prenant en compte les impacts sur la forêt, l’eau et le climat. C’est un outil d’information supplémentaire pour nos clients, en plus de l’écolabel européen et du Paper Profile.


En octobre 2010, votre groupe mettait en place un système de transport fluvial sur le site de Stracel à Strasbourg . Quel est le bilan économique et écologique pour UPM ?
Pierre-Yves Bais : Nous avons mis en place un nouveau terminal de stockage et de dépotage pour le carbonate de calcium nécessaire à la production de papier magazine de notre usine de Stracel. La matière première est livrée à la fois par barge et par train complet. Cette logistique permet, sans surcoût, de remplacer quelque 4 000 camions par an et de réduire d'environ 50% les émissions de CO2.


UPM a un projet de développement dans le secteur des biocarburants de deuxième génération. De quoi s’agit-il ?

Pierre-Yves Bais : Le projet consisterait en la création d'une unité de production de biodiesel à partir de biomasse de bois. Cette unité en produirait 105.000 tonnes par an, pour fournir le secteur du transport. Si UPM décide d'investir en France, l'usine serait située sur le site de Stracel à Strasbourg. Cette papeterie possède de nombreux atouts: par exemple, une grande expérience des circuits d'approvisionnement du bois. Et elle se situe au cœur de plusieurs massifs forestiers dont le potentiel est encore à optimiser.


Quelle sont aujourd’hui les demandes des différents marchés sur lesquels vous intervenez en termes de produits respectueux de l’environnement ?
Pierre-Yves Bais : Dans tous les types d’application, la demande existe, mais je préfère reformuler la question en évoquant des produits sur lesquels les clients communiquent. En effet, UPM comme nombre d’autres papetiers européens n’a pas attendu que les labels et marques de certification soient demandés par les utilisateurs pour fabriquer et proposer des produits respectueux de l’environnement. Aujourd’hui, nos clients souhaitent disposer d’une traçabilité totale, même s’ils ne communiquent que peu.
Les éditeurs de magazine sont les plus demandeurs et ils communiquent. On trouve ensuite la grande distribution alimentaire et spécialisée, qui depuis déjà quelques années, a cette demande, mais qui ne communique que très peu vers ses propres clients.
Il semble que les éditeurs de quotidiens, qui sont depuis déjà bien longtemps sur du papier journal 100% recyclé en France, ne se posent pas cette question.


Quelles innovations en la matière allez-vous proposer aux marchés dans les années à venir ?

Pierre-Yves Bais : Tous nos développements et toutes nos innovations sont guidés par le marché et la demande écoresponsable. En 2010-2011, trois innovations soutiennent cette demande :
- Notre nouvelle gamme recyclée dans le domaine bureautique
- Du papier journal pour l’impression en héliogravure qui permet notamment à la grande distribution de baisser ses grammages
- Et enfin un papier 29 gr/m² pour les catalogues imprimés en offset, UPM Ecolite.
Cette réduction des grammages répond à une double demande de nos clients : minimiser la hausse des coûts de distribution et réduire l’impact CO2.


Quels aides et conseils apportez-vous à vos clients pour le choix de leurs papiers dans le cadre de leur politique de protection de l’environnement ?

Pierre-Yves Bais : Nous venons de nommer Daniel Bozonnet au poste de Senior Specialist, environnmental market support Western Europe. Daniel apporte un support technique sur les questions environnementales concernant les produits UPM, notamment sur les bilans CO2, la chaîne de contrôle sur les approvisionnements en bois FSC/PEFC, les certifications environnementales ISO 14001 et EMAS, le cycle de vie produit...Il accompagne également nos client dans leur démarche environnementale.

Depuis quelques années vous organisez des journées d’informations clients qui dépassent largement le cadre de relations clients fournisseurs. Comptez-vous dans l’avenir continuer, amplifier et développer de telles manifestations et quel sera le programme pour 2011 ?

Pierre-Yves Bais : Nous avons développé une "Bioschool", un séminaire qui démontre que la fabrication du papier se fait dans le respect de l'environnement et nous organisons des "envirodéj", des petits-déjeuners autour de thématiques environnementales. (1)


Pourquoi étiez-vous présents au Salon du livre en mars dernier ?
Pierre-Yves Bais : Nous avons participé au Salon du Livre en mars 2011 afin de promouvoir le lancement de notre gamme de papiers pour livres. UPM a édité un « book of senses » qui permet aux clients de voir, de toucher et de comparer différents types de papier, une véritable expérience sensorielle !

(1) Le prochain " envirodéj " se déroule le 12 mai prochain sur le thème " UPM et la gestion des forêts, enjeux et actions " (Ndlr)